Publié le 02/06/2026 22:17

Temps de lecture : 1min - vidéo : 3min

La bataille De Gaulle : le film très attendu sort mercredi 3 juin en salles avec Simon Abkarian dans le rôle-titre. Ils ont été nombreux à incarner De Gaulle au cinéma et tous disent avoir été habités par le rôle. Comment entrer dans l'uniforme du général sans l'imiter ? Comment être crédible ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Une démarche. Une silhouette. Un képi. Une voix. Et une question. Comment incarner un monument national ? Ils ne sont qu'une petite dizaine d'acteurs à avoir endossé les habits du général, dont deux sur grand écran : Lambert Wilson en 2020. Et le dernier en date, Simon Abkarian. "C'est toujours une responsabilité d'incarner quelqu'un. Bon, il se trouve que là, c'est une responsabilité puissance 10", estime le comédien.Patrick Chesnais, lui, l'a joué en 2010 dans un docu-fiction. Quand on lui a offert le rôle, il a d'abord hésité. "C'est pas du tout évident. Quand Serge Moati m'a proposé le rôle, j'étais assez surpris. Et en même temps, j'étais flatté", confie-t-il.Sur le général de Gaulle, ce ne sont pas les archives qui manquent. C'est là que commence le travail de tout comédien pour s'imprégner du personnage, de sa gestuelle, de sa diction. "Sa voix, sa diction, c'est du pain béni parce que c'est offert à l'acteur. Je ne m'en suis pas détourné. Au contraire, je m'en suis nourri", explique Simon Abkarian. Se nourrir des images, oui, mais pas question de tout reproduire à l'identique. "Pour de Gaulle, il y avait le boulot un peu de l'imitateur qu'il fallait doser", précise Patrick Chesnais.Le personnage du général, c'est bien sûr son uniforme, mais aussi un physique exceptionnel : 1,96 m. Alors, l'incarner, c'est forcément passer par l'étape transformation pour s'en rapprocher. "C'est un rituel. Tous les matins, j'arrive, on coiffe les racines retouchées, ensuite maquillage, collage d'oreille qui durait 20 minutes, 1h40 en tout", détaille Simon Abkarian.Transmettre l'histoire d'un homme qui se confond avec celle d'un pays, une gageure pour les connaisseurs du général. "On n'aura jamais le clone du général de Gaulle, après, c'est la magie du cinéma. Chaque acteur, chaque réalisateur apporte une facette, et finalement, c'est ça aussi ce qui fait peut-être la richesse des productions : c'est qu'elles se complètent", analyse le général Jérôme Pellistrandi, historien militaire. La magie du cinéma, c’est redonner vie à un monument sans le faire descendre de son piédestal.