03 juin 2026Aujourd'hui à 07:57Antonin Baudry lance son diptyque sur de Gaulle en pleine débâcle de 1940. Une fresque ambitieuse et qui vaut pour son rappel historique, mais bien trop sage.Juin 1940. La France capitule, l'armistice est signé et tout semble perdu. Tout, sauf pour un général encore largement inconnu qui refuse d'accepter la défaite. Dans "La Bataille de Gaulle: L'âge de fer", Antonin Baudry ("Le Chant du Loup") retrace l'ascension de celui qui deviendra le visage de la France libre, sous les traits de Simon Abkarian. Et plutôt que de se concentrer uniquement sur l’homme, le cinéaste élargit son récit à son entourage politique et militaire, à sa relation houleuse avec Churchill, ainsi qu’à une jeune génération de résistants. L’ambition est donc bien là.Mais le problème de ce premier chapitre (de 2h40!), c’est qu’il accumule les événements sans véritable panache. On assiste ainsi à des séquences bien construites et techniquement soignées, qui donnent davantage l’impression de parcourir une page Wikipédia illustrée que de vivre un grand moment de cinéma. Une erreur est survenueVeuillez actualiser cette page Le problème du film, c’est qu’il accumule les événements panache. ©docTout est propre, mais rien ne déborde. Or, un personnage comme de Gaulle, aussi complexe, aussi contradictoire, méritait justement ce débordement, avec un traitement plus sombre, plus rugueux, plus viscéral.Budget conséquentSurtout que le budget est conséquent: 74 millions d’euros pour les deux volets. À ce prix-là, on ne s’attend pas à un simple feuilleton haut de gamme. D’autant que cette fresque arrive à un moment où la France s’interroge sur son identité politique et ses fractures. Le sujet aurait pu résonner fortement. Reste donc à espérer que le second volet, "J’écris ton nom", attendu le 3 juillet, relève un peu le niveau.LA BATAILLE DE GAULLE - Bande-annonce Officielle HD
"La Bataille de Gaulle: L’âge de fer" au cinéma: le général en version illustrée
Antonin Baudry lance son diptyque sur de Gaulle en pleine débâcle de 1940. Une fresque ambitieuse et qui vaut pour son rappel historique, mais bien trop sage.













