Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Tribune Jordan Allouche Lobbyiste Le lobbyiste Jordan Allouche s’inquiète, dans une tribune au « Monde », du rôle croissant que jouent les milieux d’affaires et patronaux dans la montée en puissance de l’extrême droite. Il appelle les cabinets de conseil en affaires publiques à refuser de participer à la normalisation du Rassemblement national. Publié aujourd’hui à 16h30 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés L’année 2026 marque les dix ans de la loi Sapin 2, premier cadre juridique venu reconnaître et organiser l’activité de représentation d’intérêts en France. Une décennie plus tard, le secteur est traversé par des questions structurantes : transparence, traçabilité des influences, asymétries des moyens et concentration de l’accès à la décision publique entre les mains des acteurs les mieux dotés en capitaux économiques et relationnels. Cependant, une autre question, encore plus décisive, s’impose désormais : celle des rapports entre le champ du lobbying et la progression de l’extrême droite. Car il faut nommer ce qui se joue. Le Rassemblement national (RN) n’est plus seulement une force protestataire installée aux marges du système partisan. Depuis le renforcement de sa présence parlementaire, en 2022, puis sa consolidation, en 2024, lorsqu’il est devenu le premier groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, le RN est engagé dans un processus accéléré de légitimation institutionnelle. Il cherche à convertir un capital électoral longtemps disqualifié en capital politique durable : crédibilité gouvernementale, respectabilité économique et banalisation parlementaire. Il vous reste 72.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.