Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Malgré leur opposition politique, Marine Le Pen et les cadres du Rassemblement national ont souvent des mots élogieux sur l’organisation « insoumise ». Très ancienne à l’extrême droite, cette admiration pour la discipline de la gauche radicale cache des arrière-pensées beaucoup plus électoralistes. Article réservé aux abonnés Marine Le Pen n’est pas encore sûre d’être candidate à la prochaine élection présidentielle : l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 7 juillet, dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national (FN), pourrait l’empêcher de viser une quatrième fois l’Elysée. La députée (Rassemblement national, RN) du Pas-du-Calais s’estime tout de même en droit de choisir, parmi sa pléiade d’adversaires, celui qu’elle préférerait affronter en 2027 au second tour : Edouard Philippe. La cheffe de file de l’extrême droite privilégierait une victoire de « conviction » contre le maire (Horizons) du Havre (Seine-Maritime) à un succès par « rejet » d’un Jean-Luc Mélenchon voué aux gémonies. Voilà pour l’analyse publique. En privé, Marine Le Pen s’avère bien plus méfiante à l’égard du candidat de La France insoumise (LFI). Elogieuse, parfois ; fascinée, souvent. Devant certains interlocuteurs, elle a même confié que l’ancien socialiste lui faisait penser à son père, Jean-Marie Le Pen, président du FN jusqu’en 2011. Pour le pire. « Les deux sont des leaders brillants, cultivés, mais prêts à insécuriser leurs mouvements par des saillies improbables, glissantes et inadmissibles », décrit l’eurodéputé (RN) Philippe Olivier, son proche conseiller. Comme pour le meilleur. Marine Le Pen reconnaît en son opposant une radicalité, une abnégation et une sincérité indéniables. Autant d’atouts concédés à l’adversaire pour mieux s’en draper elle-même, en miroir. En entretenant leur duel et les parallèles, l’élue assoie le clivage populiste et sociétal qu’elle veut imposer d’ici au printemps prochain. Il vous reste 74.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Présidentielle 2027 : la fascination du RN pour la « machine de guerre » LFI
Malgré leur opposition politique, Marine Le Pen et les cadres du Rassemblement national ont souvent des mots élogieux sur l’organisation « insoumise ». Très ancienne à l’extrême droite, cette admiration pour la discipline de la gauche radicale cache des arrière-pensées beaucoup plus électoralistes.
Marine Le Pen admire secrètement Mélenchon pour sa radicalité et son leadership, le comparant à son père Jean-Marie. Cette fascination pour l'organisation de la France Insoumise structure la stratégie populiste du RN pour les élections 2027.









