Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie SNCF SNCF SNCF Le projet de contrat de performance entre l’Etat et SNCF Réseau prévoit de porter à cinq milliards d’euros par an le budget de régénération du réseau ferroviaire, en mobilisant une partie des bénéfices de la SNCF. Article réservé aux abonnés Pour stopper le vieillissement du réseau ferroviaire, l’Etat paiera un peu ; la SNCF et ses usagers continueront, eux, d’apporter la majorité des financements. Rendu public lundi 1er juin après des années de discussion, le projet de contrat de performance 2024-2033, qui lie l’Etat et SNCF Réseau, esquisse les moyens qui seront alloués au rail français, détaille les grands projets des prochaines années et liste les objectifs à atteindre pour la filiale de la SNCF, gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire. Le diagnostic est désormais consensuel : le réseau vieillit et il manquera, à partir de 2028, 1,5 milliard d’euros par an pour le régénérer. Ces sommes supplémentaires permettront de rénover 1 000 kilomètres de voie par an, 330 kilomètres de caténaires, des ouvrages d’art, etc. A défaut, le réseau risque de subir le même sort qu’en Allemagne, où sa décrépitude a fait s’effondrer la régularité des trains. A long terme, l’Etat estime avoir trouvé la solution : il espère renégocier à son avantage les concessions autoroutières qui arriveront à échéance entre 2031 et 2036 et flécher cette « manne » vers le rail. C’est ce que prévoit la loi-cadre sur les transports votée au Sénat en avril, qui reste toutefois très vague quant aux ressources mobilisables d’ici là pour régénérer le réseau. Il vous reste 66.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.