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Une prise stratégique. L'armée israélienne a annoncé, dimanche 30 mai, avoir mis la main sur le mythique château de Beaufort, dans le sud Liban. "Quarante-quatre ans après la bataille héroïque de Beaufort et en ce jour de commémoration des soldats tombés lors de la Première Guerre du Liban (1982)", des soldats "sont revenus au sommet de Beaufort et y ont de nouveau hissé le drapeau d'Israël", a revendiqué le ministre de la Défense Israël Katz, photos à l'appui.

Une annonce rapidement saluée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui marque, selon lui, un "tournant décisif" dans leur offensive face au Hezbollah pro-iranien.

Le château de Beaufort, connu en arabe sous le nom de Qalaat al-Shaqif, représente un site clé dans le conflit, ouvrant la voie à la progression de Tsahal vers la région de Nabatiyé. En effet, la citadelle - construite par les Croisés au XIIe siècle pour défendre le royaume de Jérusalem - est juchée sur un éperon rocheux qui domine le sud du Liban et une partie du nord d'Israël. Sa position en hauteur en fait un point d'observation militaire majeur.

"Dressé sur une crête rocheuse de 300 mètres d'altitude, dont l'horizon s'ouvre jusqu'à la mer, cet édifice militaire surplombe tout le sud du Liban et domine la route de Damas via le fleuve du Litani. C'est pour cette raison que les croisés avaient édifié la forteresse à cet emplacement, et aussi dans le souci d’assurer une protection maximale du site, ils ont taillé dans le roc du plateau le fossé qui entoure la forteresse sur ses trois côtés", précise un article, publié en 2000 par L'Orient-Le Jour.