Publié le 31/05/2026 20:49
Mis à jour le 31/05/2026 20:55
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Benyamin Nétanyahou a revendiqué la prise de la forteresse de Beaufort au Liban, dimanche 31 mai. Les offensives israéliennes se sont étendues sur le territoire, avec plus de 3 300 morts. Emmanuel Macron, sur X, a fait savoir que "rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban".
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Au petit matin, dimanche 31 mai, les soldats israéliens ont investi les ruines de la forteresse de Beaufort (Liban), un château médiéval des croisades du XIIe siècle, lieu symbolique et stratégique. Posé sur une crête à 700 mètres d'altitude, il domine toute la vallée du fleuve Litani. Le drapeau de l'État hébreu flotte à nouveau sur les ruines comme il y a 44 ans, lors de la Première Guerre du Liban. "Désormais, mes instructions sont d'approfondir et d'étendre notre contrôle des lieux qui étaient tenus par le Hezbollah", a déclaré Benyamin Nétanyahou, le Premier ministre israélien. Malgré le cessez-le-feu du 17 avril, l'infanterie israélienne progresse toujours plus loin, toujours plus au Nord, officiellement pour combattre et éradiquer la milice du Hezbollah. Et chaque jour, des bombardements. Ce dimanche, plusieurs villes ou villages libanais au nord de la zone tampon ont été visés, dont la ville de Tyr. Treize personnes ont notamment été blessées dans un hôpital touché par des frappes. Les autorités libanaises condamnent, les habitants de Beyrouth sont inquiets. "C'est une escalade très dangereuse, on a tous peur que ça dure longtemps", confie un homme. "Si le Hezbollah continue et ne rend pas ses armes, ou ne laisse pas le gouvernement libanais prendre le contrôle, les Israéliens ne seront plus seulement au château de Beaufort, ils vont atteindre Beyrouth", craint un autre. De son côté, le Hezbollah augmente les tirs de roquettes et de drones : au moins 25 au cours des dernières 24 heures en direction du nord d'Israël. Sur une plage, les projectiles ont fini dans la mer. "Pour l'État français, cette prise du château de Beaufort et cette avancée de l'armée israélienne en territoire libanais constituent, je cite, une faute majeure. Demain, à la demande de la France, se tiendra une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Liban", indique Arnauld Miguet, de France Télévisions Proche-Orient.












