Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Zoologie Zoologie Zoologie Chronique Nathaniel Herzberg Une équipe canadienne vient de montrer que des fragments de l’animal peuvent survivre et croître plusieurs années dans l’eau de mer. Publié aujourd’hui à 15h30 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés La pénicilline et les Post-it, les rayons X et le four à micro-ondes… Au rayon des découvertes accidentelles, faudra-t-il bientôt ajouter la vie éternelle, et accorder au concombre de mer un rôle central dans cette prouesse ? Difficile de ne pas se poser la question après la lecture de l’article publié mercredi 27 mai par une équipe américano-canadienne dans la revue Science Advances. Les chercheurs y décrivent comment des fragments détachés du pied ou d’un tentacule de l’animal peuvent non seulement survivre, mais se développer pendant plusieurs années dans l’eau de mer. Si certaines étoiles de mer parviennent à se reconstituer à partir d’un de leurs bras, c’est la première fois que de si petites portions d’un animal restent vivantes, et même croissent. C’est lors d’une inspection de routine d’un aquarium dans lequel étaient conservés des spécimens de l’espèce Psolus fabricii que les chercheurs ont fait les premières observations. « Après plusieurs semaines, les tissus ne s’étaient pas décomposés, raconte Sara Jobson, étudiante en thèse à l’université Memorial de Terre-Neuve (Canada), première signataire de l’article. Nous avons eu du mal à y croire. Nous avons donc répété l’opération, dans les mêmes conditions, pour être sûrs que c’était vrai. Et nous avons conservé ces fragments de plus en plus longtemps. » Il vous reste 67.23% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.