Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Zoologie Zoologie Zoologie Chronique Nathaniel Herzberg Des plantes, des graines mais aussi des mammouths, des bisons, des chevaux… L’ADN retrouvé dans des fèces du rongeur préservées dans le permafrost canadien a fait apparaître un environnement d’une extrême richesse. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés « Qu’y a-t-il à l’intérieur d’une noix ? », s’interrogeait jadis le grand Charles Trenet. A cette question liminaire, le fou chantant répondait par un merveilleux catalogue où se côtoyaient la nuit en rond, les plaines et les monts, les rivières et les vallons, ou encore mille soleils, un voilier noir, des écoliers qui dévorent leur tablier… Pour le poète, tout pouvait faire chanson. Et, à lire l’article publié, mardi 9 juin, dans la revue Nature Communications, il nous paraît légitime d’affirmer que Trenet aurait adoré écrire sur les crottes d’écureuil. Une équipe canadienne est parvenue à extraire l’ADN mitochondrial ancien de coprolithes retrouvés dans le permafrost du Nord canadien, plus précisément dans le Klondike, une région du Yukon qui borde la frontière avec l’Alaska. « Dit comme ça, des “crottes d’écureuil vieilles de 700 000 ans”, il n’y a pas de doute que ça sonne ridicule, admet Tyler Murchie, biogénéticien à l’institut Hakai, à Heriot Bay, en Colombie-Britannique, et premier auteur de l’article. Et nous-mêmes n’y croyions pas vraiment. Mais, quand nous avons vu nos premiers résultats, nous avons compris que c’était du sérieux. » Il vous reste 70.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.