Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Tchad Tchad Tchad Tribune Reed Brody Dix ans après la condamnation à la réclusion à perpétuité du dictateur par les Chambres africaines extraordinaires, l’avocat Reed Brody souligne, dans une tribune au « Monde », « l’héritage immense » du procès sur le terrain du droit, mais encore inachevé pour les victimes. Publié aujourd’hui à 14h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Le 30 mai 2016, à Dakar, un tribunal spécial africain a rendu un verdict « historique », condamnant l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré, soutenu dans les années 1980 par les Etats-Unis et la France, à la réclusion à perpétuité pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre, torture, viol et esclavage sexuel. C’est la première fois – et à ce jour la seule – que les juridictions d’un pays ont jugé et condamné l’ancien dirigeant d’un autre Etat pour des crimes internationaux. Dix ans plus tard, je veux dresser un bilan lucide de son héritage contrasté. D’abord, ce qui demeure incontestable. Le procès de Dakar a démontré les possibilités de la justice africaine. Les Chambres africaines extraordinaires ont été mandatées par l’Union africaine (UA) pour juger un ancien chef d’Etat africain « au nom de l’Afrique ». Avec un budget modeste – environ 10 millions d’euros –, elles ont enquêté sur des crimes massifs commis vingt-cinq ans plus tôt à des milliers de kilomètres, puis elles ont tenu un procès équitable, rendu un verdict et statué en appel, le tout en quatre ans. A l’heure où l’on reproche à juste titre à la justice pénale internationale sa lenteur et son coût, c’est une leçon qui mérite d’être retenue. Il vous reste 78.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Procès Hissène Habré : « Pour les survivants tchadiens, le contrat reste largement non rempli »
TRIBUNE. Dix ans après la condamnation à la réclusion à perpétuité du dictateur par les Chambres africaines extraordinaires, l’avocat Reed Brody souligne, dans une tribune au « Monde », « l’héritage immense » du procès sur le terrain du droit, mais encore inachevé pour les victimes.







