Succes Masra salue ses partisans à son arrivée sur scène lors de son dernier meeting électoral à l’hippodrome de N’Djamena, au Tchad, le 4 mai 2024. JORIS BOLOMEY / AFP
Succès Masra, ancien premier ministre et chef du principal parti d’opposition au Tchad, a été condamné à vingt ans de prison ferme, samedi 9 août, devant le tribunal de grande instance de N’Djamena, selon un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) présent à l’audience.
Il a été reconnu coupable de « diffusion de message à caractère haineux et xénophobe » et de « complicité de meurtre » dans le cadre du drame de Mandakao, en mai, au cours duquel 42 personnes ont été tuées dans un conflit inter-communautaire.
« Notre client vient de faire l’objet d’une humiliation, d’une ignominie » a dénoncé auprès de l’AFP Francis Kadjilembaye, coordonnateur des avocats du camp Masra. « Il vient d’être condamné sur la base d’un dossier vide, sur la base de supputations et sur l’absence de preuve. Nous assistons à une consternation qui consiste à instrumentaliser la justice », a-t-il ajouté assurant ne « pas de désarmer » pour « faire entendre partout ou besoin sera la voix de [s]on client ».
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