L’ancien président tunisien Moncef Marzouki, à Tunis, le 7 août 2019. HASNA / AFP

L’ancien président tunisien Moncef Marzouki, critique virulent du chef de l’Etat actuel, Kaïs Saïed, et qui vit en exil en France, a de nouveau été condamné en son absence à vingt-deux ans de prison pour des crimes liés au « terrorisme », selon des médias locaux.

Le premier président élu démocratiquement en Tunisie après la révolution de 2011 avait déjà été condamné en février 2024 à huit ans de prison ferme pour tentative de « provoquer le désordre » et, fin 2021, à quatre ans d’emprisonnement pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » depuis l’étranger.

« Museler l’opposition »

Cette nouvelle très lourde condamnation à vingt-deux années de réclusion criminelle a été prononcée vendredi 20 juin au soir et frappe aussi l’ex-conseiller de M. Marzouki, Imed Daimi, et l’ancien président du barreau tunisien, Abderrazak Kilani. D’après la presse locale, la justice reproche aux trois hommes d’avoir tenu une conférence de presse à Paris où ils auraient vivement critiqué les institutions et le pouvoir judiciaire en Tunisie.