L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, à Oualata, en novembre 2018. THOMAS SAMSON / AFP

Mercredi 14 mai, un tribunal de Nouakchott a condamné à quinze ans de prison ferme l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz (2008-2019) pour avoir abusé de son pouvoir afin d’amasser une immense fortune.

Condamné en première instance, en décembre 2023, à cinq ans de prison ferme, Mohamed Ould Abdel Aziz comparaissait en appel depuis le 13 novembre 2024 aux côtés d’une dizaine de hauts responsables et de proches, dont deux anciens premiers ministres, d’anciens ministres et des hommes d’affaires, pour « enrichissement illicite », « trafic d’influence » ou « blanchiment ». Lors de l’audience, qui s’est déroulée sous haute surveillance policière, la cour a également confirmé la confiscation des biens de M. Aziz et la déchéance de ses droits civiques.

« Cette décision confirme qu’il s’agit purement et simplement d’un dossier politique marqué par le règlement de comptes et non un dossier judiciaire jugeant des faits par la loi », a déclaré à la presse Mohameden Ould Icheddou, le coordonnateur de la défense de Mohamed Ould Abdel Aziz. L’avocat a dénoncé des violations dans la procédure et a annoncé le dépôt d’un recours en cassation devant la Cour suprême.