Photographie non datée de la femme d’affaires Saida Neghza, présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes. FACEBOOK / SAÏDA NEGHZA

Ils avaient vu leur candidature à la magistrature suprême rejetée, moins de deux mois avant le scrutin du 7 septembre 2024. Trois prétendants à la dernière élection présidentielle en Algérie ont été condamnés, lundi 26 mai, à dix ans de prison ferme pour corruption, a déclaré à l’Agence France-Presse une source judiciaire. Les trois mis en cause restent libres et ont dix jours pour faire appel.

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Le parquet avait requis cette peine à l’encontre de la femme d’affaires Saida Neghza, de l’ancien ministre de la communication algérien Belkacem Sahli et d’Abdelhakim Hamadi, accusés d’achat de parrainages. Quelque 70 autres accusés dans cette affaire, dont trois fils de Saida Neghza, ont été condamnés à des peines allant de cinq à huit ans. Parmi ces accusés figurent des élus locaux et des membres de l’organisation patronale de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA).

En août 2024, le parquet avait annoncé que « plus de 50 élus auditionnés ont reconnu avoir reçu des montants allant de 20 000 à 30 000 dinars [de 140 à 200 euros] afin de parrainer les prétendants à la candidature », ajoutant qu’en plus des élus, « 10 intermédiaires ayant collecté les fonds et qui les ont remis aux élus » ont été auditionnés. Les candidats devaient présenter au moins 600 signatures d’élus de différentes assemblées répartis dans 29 préfectures, ou au minimum 50 000 signatures d’électeurs inscrits, avec au moins 1 200 signatures par préfecture.