L'homme qui a tué Marie-Thérèse Bonfanti avoue les faits 36 ans après : l'avocate de la famille de la victime raconte l'audience qui a déclaré le crime prescrit

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Un meurtre avoué 36 ans après les faits peut-il encore être jugé ou bien est-il considéré comme prescrit ? Cette question sur la prescriptibilité d'un crime élucidé a été au cœur des procédures judiciaires qui ont pris place depuis 2022 dans cette affaire. En mai de cette année-là, Yves Chatain avoue avoir tué l'une de ses voisines, Marie-Thérèse Bonfanti, alors qu'elle débutait sa tournée de distribution de journaux.

Selon sa version, la mère de famille se serait mal stationnée devant chez lui. Il lui aurait signalé, puis elle serait revenue lui demander des excuses pour la manière dont il lui aurait parlé. C'est à cet instant qu'il l'aurait étranglée et aurait déposé le corps dans la montagne, près d'un fossé, là où des fragments crâniens qui lui appartiennent ont effectivement été retrouvés par la suite.

Pour la famille de Marie-Thérèse Bonfanti, qui n'a jamais cessé de se battre pour obtenir la vérité, particulièrement à la suite du non-lieu prononcé en 1987, confirmé en 1989, ces aveux représentent l'espoir qu'un procès se tienne un jour. Yves Chatain est mis en examen pour enlèvement, séquestration et homicide volontaire puis placé en détention provisoire avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire en décembre 2023 parce qu'il a contesté à plusieurs reprises cette décision. Pour lui et son conseil, il ne peut plus être jugé : le crime, commis il y a 36 ans, est à son sens prescrit.