C'est un coup de théâtre. Alors qu'il niait toute implication depuis cinq ans, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn en 2020. Cette volte-face majeure intervient à deux mois de son procès en appel, prévu à partir du 21 septembre à Toulouse. Condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle, le peintre-plaquiste a adressé un courrier manuscrit à son avocat Pierre Debuisson.
La Dépêche du Midi, qui a révélé l'information ce lundi 6 juillet, affirme avoir eu accès à cette lettre, dans laquelle Cédric Jubillar reconnaît aussi avoir chargé la dépouille de son épouse dans sa Peugeot 207 bleu marine afin de s'en débarrasser. Lors d'une conférence de presse organisée lundi à Toulouse, ses avocats Pierre et Guy Debuisson sont revenus sur ces aveux et sur leurs conséquences judiciaires.
"C'est moi"Me Pierre Debuisson a d'abord raconté le basculement de son client. "Il y a quelques semaines, il m'a dit : écoutez maître, il faut que je vous dise la vérité, c'est moi qui suis à l'origine de la disparition de ma femme", a expliqué l’avocat devant une forêt de micros. Son conseil a aussi décrit "un besoin de parler", après plusieurs mois d'échanges à la maison d'arrêt et un "lien de confiance" noué avec Cédric Jubillar.











