Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Libye Libye Libye Khaled Mohamed Ali El Hishri est visé par dix-sept chefs de « crimes contre l’humanité et crimes de guerre », qui auraient été commis à l’encontre de centaines de détenus entre 2014 et 2020 dans un établissement carcéral non loin de Tripoli. Article réservé aux abonnés Barbe ciselée, costume bleu métallisé ou beige et tabaâ au front – empreinte laissée par les prières répétées chez certains fidèles musulmans –, Khaled Mohamed Ali El Hishri est resté pendant trois jours impassible, le visage froid. Mâchoires serrées, lunettes rectangulaires, ce Libyen de 47 ans a encaissé en silence les longues interventions des procureurs de la Cour pénale internationale (CPI), saturées de récits d’horreur, qui se sont succédé du 19 au 21 mai. M. El Hishri est soupçonné de dix-sept chefs de « crimes contre l’humanité et crimes de guerre » qui auraient été commis à l’encontre de centaines de détenus – Libyens et migrants subsahariens – entre le 1er mai 2014 et le 30 juin 2020 dans la funeste prison de Mitiga, non loin de Tripoli, dont il était l’un des responsables. Soixante-quatre victimes, toutes anonymes, ont été autorisées par la Cour à être représentées par des avocats lors de cette procédure judiciaire. Au fil des audiences, l’accusation a dépeint un homme habité par une violence sans limite, au point d’avoir été surnommé « l’ange de la mort » par l’une de ses victimes présumées, a insisté Nazhat Shameem Khan, procureure adjointe de la CPI, basée à La Haye, aux Pays-Bas. « L’une de ses méthodes de torture préférées (…) était de tirer sur les gens, en particulier dans les genoux ou les jambes », a-t-elle souligné. Il vous reste 79.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.