France PolitiqueRenaissanceLRPSEELVRNÉlectionsLFIPolitique. Comment convaincre quand on est à ce point critique ? Les plus pro-européens des candidats sont aujourd'hui les plus discrets.Publié le 29/05/2026 à 16:00bookmarkGabriel Attal lance sa candidature à l’Elysée et ne souffle mot de l’Europe.Le Pictorium/Maxppp"Oui, le président français est l’ami du chancelier allemand" ; "Les relations franco-allemandes constituent le fondement de l’Europe" ; "Nous voulons tout changer sans rien détruire" : c’est beau comme de l’antique. Classique comme du catéchisme de parti de gouvernement. C’est du Jordan Bardella. Dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung, le président du RN montre patte blanche européenne, même s’il réclame la démission d’Ursula Von der Leyen de la tête de la Commission – taper sur l’Allemande relève toutefois plus du sport national que du clivage politique.Un entretien de deux pages dans Le Parisien pour exposer ses quatre chantiers prioritaires (école, salaires, frontières et IA), un 20 Heures de TF1 : Gabriel Attal lance sa candidature à l’Elysée et ne souffle mot de l’Europe. Bien sûr, le secrétaire général de Renaissance, qui tient son premier meeting samedi, se revendiquera pro-Européen dans sa campagne et fera de ce sujet l’une de ses différences avec Bruno Retailleau. Dans son livre En homme libre, il écrit : "J’assume d’avoir l’Europe comme cadre de pensée, quand bien même il n’est pas populaire de le dire aujourd’hui."