Le député européen et fondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, lors de la conférence de presse « Notre vision pour la France », à Paris, le 23 juin 2025. THOMAS SAMSON/AFP
Dans un café branché du 10e arrondissement de Paris, Raphaël Glucksmann a tenté, lundi 23 juin, de répondre à une question majuscule. « Que voulons-nous pour la France ? », s’est-il interrogé en brandissant un document jaune, la couleur de son parti, Place publique, intitulé « Notre vision pour la France ». « La politique, c’est ça : travailler, travailler, travailler une vision qui se décline en projet », a-t-il martelé.
Dans cet « acte I » d’une centaine de pages, le fondateur de Place publique a balayé sur 42 chantiers sa fameuse « vision », fruit d’un travail de neuf mois avec 3 000 militants et d’un tour de France à bas bruit, sans caméras. Objectif non dissimulé, « que la gauche pro-européenne et viscéralement démocrate arrête de se faire marcher dessus et de foutre ses principes dans la poche », a-t-il résumé en référence à son adversaire à gauche, Jean-Luc Mélenchon, chez qui il puise, paradoxalement, de l’inspiration. Le triple candidat à la présidentielle avait fait de « L’Avenir en commun », épais programme construit avec les militants et régulièrement mis à jour, le socle de son mouvement, La France insoumise (LFI).






