C
’est dit. Raphaël Glucksmann ne veut pas participer à une primaire de la gauche et des écologistes. Sortant de son hibernation par un entretien dans Le Monde [le 23 mai], M. Glucksmann réussit l’exploit de ne jamais évoquer le Nouveau Front populaire (NFP). Il efface 9 millions de votes, obtenant plus d’élus que le Rassemblement national (RN) lors des élections législatives de 2024.
C’est pourtant ce programme commun, rompant avec les erreurs de la gauche au pouvoir, qui a permis l’union et produit un élan populaire. A quelques jours de l’anniversaire des 20 ans du non au traité constitutionnel européen, il convient de ne pas perdre cette mémoire. Ce qui est majoritaire, dans le peuple et dans la gauche, c’est la brûlante aspiration à une politique de transformation sociale, écologique et démocratique. C’est là le cœur des attentes de millions d’électrices, d’électeurs et d’abstentionnistes.
Mais la ligne de M. Glucksmann refixe le cap sombre des « gauches irréconciliables ». Il chantonne la rengaine « à gauche, il y a deux pôles dominants et clairs », pas « conciliables ». Il se voit leader d’un de ces deux pôles, même si son seul fait d’armes, avec le soutien des militants du Parti socialiste (PS) d’Olivier Faure – qu’à présent il semble mépriser –, est de 13,83 % des suffrages exprimés aux européennes, et 6,9 % des inscrits !






