Publié le 28/05/2026 16:18

Mis à jour le 28/05/2026 16:28

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Nouveau coup dur pour Duralex : alors qu'on pensait l'entreprise sauvée de la faillite, elle devrait bientôt être placée en redressement judiciaire. La célèbre verrerie a été reprise par ses salariés il y a deux ans, mais les résultats ne sont pas bons. Duralex avait pourtant profité d'un soutien important des Français. Que s'est-il passé ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.L'usine Duralex, près d'Orléans (Loiret), et ses 243 salariés sont de nouveau plongés dans l'incertitude. La verrerie va demander son placement en redressement judiciaire. Une douche froide pour des ouvriers rencontrés par France Télévisions, qui ont fait toute leur carrière sur le site. "On ne sait pas où on va, donc on ne peut pas raconter grand-chose. On attend de savoir", glisse l'un d'eux. "On espère peut-être un repreneur, mais on ne sait pas", confie un autre.Seulement la moitié du salaire aurait été versée au mois de mai. Certains dénoncent anonymement une mauvaise gestion : "On a reçu 50% du salaire, sans la prime annuelle de vacances, qui est de 1 000 euros brut, donc environ 750 euros net. Mais c'est surtout le reste du salaire. Quand on est prélevé du 1 au 15, il y a tout juste de quoi payer jusqu'au 15. Ils n'auraient pas dû monter autant la masse salariale comme dans une entreprise qui fonctionne."Dans l'impasse financière depuis plusieurs années, la célèbre enseigne au verre incassable a été reprise il y a deux ans en coopérative, par les salariés eux-mêmes. Une reprise qui avait suscité un élan de solidarité. En octobre 2025, les Français se mobilisent : 20 millions d'euros de promesses d'investissement sont faits, dans le cadre d'une levée de fonds.Un énorme gâchis, selon les clients de la boutique, dans la matinée du mercredi 27 mai. "Je trouve ça dommage si ça ferme. Vraiment, c'est dommage. Donc on va se battre pour eux", assure une cliente. "Surpris, oui et non, on connaît le contexte à l'heure actuelle. C'est pas évident. Mais il y a quand même beaucoup de choses qui ont été faites au niveau marketing", reconnaît un autre. "C'est de la vaisselle de l'enfance, on regardait l'âge avec son verre à la cantine, et puis à la maison maintenant on a du Duralex. On en a toujours eu, et on en aura toujours. J'espère que ça va être plus pérenne après", confie une troisième.Si le tribunal de commerce d'Orléans valide le redressement judiciaire, ce sera le cinquième en une vingtaine d'années.