Publié le 28/05/2026 10:44

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Deux ans après sa reprise en coopérative par les salariés, la célèbre verrerie Duralex s'apprête à demander son placement en redressement judiciaire. La marque avait pourtant reçu, à l'automne dernier, plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissements.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.À l'usine Duralex, située près d'Orléans (Loiret), les salariés sont à nouveau plongés dans l'incertitude. "On ne sait pas où on va, donc on ne peut pas raconter grand-chose. On attend de savoir", fait part un salarié. "On espère peut-être un repreneur, mais on ne sait pas", souhaite un autre. La verrerie, fondée en 1945, s'apprête en effet à demander son placement en redressement judiciaire la semaine prochaine. Il y a deux ans, elle avait été reprise en coopérative par les salariés. Un travailleur, qui préfère garder l'anonymat, affirme ne pas avoir reçu la totalité de son salaire : "Là, on a reçu 50 % du salaire, sans la prime annuelle de vacances, qui est de 1 000 euros brut, donc environ 750 euros net".Pourtant, la célèbre marque, qui produit des verres réputés incassables, avait reçu à l'automne dernier plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement dans le cadre d'une levée de fonds. Mais depuis le départ, mi-avril, du directeur général, l'incertitude domine. L'organisation qui représente les sociétés coopératives espère que les travailleurs seront préservés. "Le travail qui est vraiment en cours, c'est de faire en sorte que nous puissions travailler aux différentes solutions possibles et d'être concentré sur la sauvegarde des emplois", indique Fatima Bellaredj, déléguée générale de la Confédération générale des Sociétés coopératives.Si le tribunal de commerce d'Orléans acceptait de placer Duralex sous sa protection, cela serait son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années.