Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Australie Australie Australie La formation anti-immigration, dirigée par Pauline Hanson, qui a longtemps fait figure de paria, pourrait s’imposer comme la deuxième force politique du pays, derrière les travaillistes. Article réservé aux abonnés Assis sur un muret en briques beiges jouxtant la porte d’une agence immobilière de la ville de Penrith, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Sydney, Mark Fumagall parcourt de ses yeux fatigués, lundi 25 mai, le feuillet contenant les dernières annonces locatives. A l’approche de la soixantaine, cet ancien ouvrier au visage marqué par les épreuves de la vie cherche un nouveau logement, moins cher. « La situation économique va de mal en pis. Aux prochaines élections, je voterai pour Pauline Hanson pour me débarrasser de la caste au pouvoir. Au moins, elle a les couilles de dire que nous avons trop d’Asiatiques et de musulmans dans ce pays », lâche celui qui peine à boucler ses fins de mois avec sa pension d’invalidité. Penrith, avec ses 175 000 habitants, dont de nombreuses familles appartenant aux classes moyennes et ouvrières, fait partie de ces zones-clés où l’électorat pourrait basculer vers One Nation. Dirigé depuis près de trente ans par Pauline Hanson, sénatrice de 72 ans, ce parti populiste australien prône une baisse drastique de l’immigration et un repli isolationniste. Si la formation qu’elle a fondée en 1997 a connu des hauts et des bas au cours de sa longue existence, elle n’avait encore jamais enregistré une telle envolée dans les sondages. Il vous reste 84.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.