Sept-Îles sonne le clairon à l’idée que la marine canadienne installe une première base navale en terres québécoises sur son territoire. La ville de la Côte-Nord a tous les atouts pour abriter une partie de la flotte canadienne, selon son maire, Benoit Méthot, qui y voit également un moteur de diversification économique.En février dernier, le vice-amiral Angus Topshee, plus haut gradé de la Marine royale canadienne, soulignait dans les pages du Devoir son intérêt pour implanter une première base navale dans le golfe du Saint-Laurent, au Québec ou au Nouveau-Brunswick. Il s’agirait d’un moyen, selon lui, de contrer la sous-représentation des francophones dans les métiers de la mer, mais aussi de défendre les intérêts stratégiques du pays face aux menaces russes ou chinoises.Le vice-amiral Topshee a évoqué certaines villes du Québec maritime, comme Rimouski et Baie-Comeau, mais Sept-Îles doit également être considérée, plaide le maire Méthot. « Notre plus gros avantage, c’est notre port en eau profonde, qui est accessible à l’année. Il y a de la place [pour le développement]. On n’est pas congestionné comme on peut l’être ailleurs », souligne-t-il.
Le port de Sept-Îles, plus important port minéralier d’Amérique du Nord, a accueilli en 2025 près de 600 navires qui y ont transbordé plus de 40 millions de tonnes de marchandises, en majorité du fer et des produits de l’aluminium. Sur son site Web, l’institution indique que 200 hectares de terrains industriels sont disponibles.« On parle du besoin de protéger nos territoires, nos côtes et le Nord. Géographiquement, on est là », ajoute le magistrat.Il pointe également un avantage linguistique de sa ville. « On est évidemment une communauté francophone, mais on a aussi une bonne population anglophone et un réseau scolaire anglophone jusqu’au cégep, si les enfants de militaires veulent étudier ici. »








