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EnquêteLes prévisions de hausse du niveau des océans ont obligé la métropole normande à revoir tout son projet d’aménagement de sa presqu’île. La nouvelle copie, qui anticipe un retrait progressif, privilégie l’hébergement de courte durée à du logement pérenne.

L’avenir de la presqu’île de Caen version 1 collectionnait les promesses à n’en plus finir. Une localisation idéale : dix minutes à pied de la gare, cinq de plus pour le centre en longeant les quais, face à la grande médiathèque conçue par Rem Koolhaas – baignée de lumière, ouverte le dimanche, proposant studios de musique, expositions, fauteuils avec vue sur l’eau.

Là, entre l’Orne et le canal qui mène à la mer – 15 kilomètres au nord –, tout près de l’école d’art et du Cargö, la salle qui a vu naître le rappeur Orelsan – « son » kebab, le Magic beau gosse, est à deux pas –, on allait construire 2 500 logements, des commerces et locaux d’artisans.