À Sept-Îles, le projet d’usine de transformation de terres rares de Métaux Torngat fait jaser. Les promoteurs promettent des retombées économiques et un apport majeur à la souveraineté économique canadienne. Les opposants soulignent plutôt de potentiels dangers pour la santé humaine reliés à la radioactivité et à la qualité de l’air. Dans une ville développée à coups de grands projets et dominée par l’industrie lourde, l’opposition peut-elle être entendue ?
Le visage de Sept-Îles est marqué par l’industrie lourde. En arrivant de l’ouest par la route 138, on remarque une dizaine de bateaux à l’ancre dans la magnifique baie de Sept-Îles, site du plus important port minéralier d’Amérique du Nord.Sur ses rives trônent l’aluminerie Alouette, la plus grande du continent, et les gigantesques installations de l’Iron Ore, terminus pour des dizaines de wagons qui reviennent chargés de fer extrait de la fosse du Labrador.Les nombreux pylônes qui croisent la 138 rappellent aussi la présence toute proche de trois centrales hydroélectriques sur la rivière Sainte-Marguerite.Autant de grands projets et de gros employeurs qui ont fait naître et prospérer la ville située au nord du 50e parallèle, qui compte aujourd’hui 25 000 habitants.











