Aller au contenu principalLes habitants de la cité de la Coudre, bâtie sur des terres gorgées de métaux lourds, redoutent maintenant que l’entreprise qui y a longtemps produit des engrais agricoles, propriété du groupe Roullier, conteste l’arrêté du préfet.Tonnay-Charente (Charente-Maritime), le 5 août. Habitants de la cité de la Coudre, Sophie Senneton, coprésidente du Collectif de défense de Tonnay-Charente, et Guy Errakhli craignent que leur combat judiciaire ne soit encore long./LP/Fabien PaillotPlomb, cadmium, zinc et arsenic dans les sols… Du cuivre et du mercure aussi. À Tonnay-Charente, la cité de la Coudre a été bâtie sur des terres polluées et bourrées de métaux lourds « à des niveaux présentant des risques sanitaires », reconnaît désormais la préfecture de la Charente-Maritime. Les riverains de cet ancien quartier ouvrier parsemé de pavillons et situé à deux pas de Rochefort le savaient déjà. Mais ces Tonnacquois – certains depuis deux décennies – se battaient jusque-là contre des moulins à vent. Raffinerie de zinc, fonderie de plomb et fabricants d’acides sulfurique et phosphorique ont œuvré ici depuis l’entame du XXe siècle. Puis la société Timac Agro – propriété du groupe Roullier – y a longtemps produit des engrais agricoles, nuit et jour sous leurs fenêtres.Depuis 2019 et après bien des atermoiements, les services de l’État réclamaient à Timac Agro une interprétation de l’état des milieux (IEM) mêlant « investigation et analyse ». Ces dernières semaines, la préfecture a fini par taper du poing sur la table : les résultats, disponibles depuis des lustres, tardaient à être communiqués par Timac Agro. Verdict : sur les 92 parcelles « étudiées », près de la moitié « présente un état des sols incompatible avec les usages résidentiels et l’autoproduction alimentaire ». La cité de la Coudre comptabilise au total 178 parcelles.Les plus lusCharente-Maritime
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