Biodiversité et pollution

— Reportage

À la fermeture de l’ancienne mine d’uranium, en 1980, près de 1,4 million de tonnes de déchets radioactifs ont été abandonnées sur le site, situé dans le département de la Loire. L’entreprise veut à présent poser une couverture solide qui suscite la défiance.

Saint-Priest-la-Prugne (Loire).– Seul site français de stockage de déchets radioactifs protégé par une simple lame d’eau, les Bois noirs, au cœur de la montagne bourbonnaise, constituent une anomalie aujourd’hui menacée par le réchauffement climatique. Le géant du nucléaire Orano a déposé en avril une demande d’autorisation environnementale pour le recouvrement solide de l’ancienne mine d’uranium, mais le vaste projet suscite inquiétudes et critiques.