Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Cartes blanches à la science Cartes blanches à la science Cartes blanches à la science Carte Blanche Wiebke Drenckhan (physicienne à l’Institut Charles-Sadron à Strasbourg, CNRS) Jean Farago physicien à l’Institut Charles-Sadron à Strasbourg, université de Strasbourg Pour protéger leurs plants de fruits et de légumes, de nombreux jardiniers se tournent vers des méthodes naturelles, comme les pièges à bière. Dans leur Carte blanche au « Monde », Wiebke Drenckhan et Jean Farago se penchent sur les mécanismes à l’œuvre pour attirer et piéger les gastéropodes. Publié aujourd’hui à 05h30 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés L’approche de l’été encourage les nombreux jardiniers parmi nous à préparer leur potager en rêvant de récoltes prometteuses à venir. Que l’on sème directement les graines en pleine terre ou que l’on repique avec soin des jeunes pousses d’abord cultivées à l’intérieur, nous partageons tous le plaisir d’observer ces petites tiges se transformer peu à peu en futurs distributeurs de fruits et de légumes. Pourtant, nous éprouvons aussi souvent le même souci, celui de défendre ces jeunes plantes fragiles contre les hordes d’escargots et de limaces qui envahissent nos jardins pendant notre sommeil. Au matin, qui n’a jamais trouvé ses plantations bien-aimées anéanties par l’ennemi baveux, des traces de mucus scintillantes comme signature de leur forfait nocturne ? Bien que des solutions chimiques existent, les jardiniers modernes préfèrent des méthodes moins nocives pour le sol et pour les autres êtres vivants qui s’épanouissent dans nos modestes domaines. Certains vont jusqu’à passer leurs soirées à patrouiller dans le potager avec une lampe torche afin de ramasser les intrus à la main ! Les pièges à bière sont toutefois connus depuis longtemps comme une alternative efficace et respectueuse de l’environnement : un récipient rempli de bière est enterré dans le sol, où il attire les créatures gluantes. Deux principes scientifiques se combinent pour rendre ces pièges efficaces. D’une part, la bière appâte loches et limaces – certains jardiniers affirment même qu’elle les attire depuis les jardins voisins ! D’autre part, une fois tombés dans le piège, les animaux peinent à en ressortir. Il est cependant surprenant de constater que les études scientifiques rigoureuses sur les mécanismes sous-jacents restent relativement rares, rendant difficile l’optimisation des pièges par une sélection rigoureuse : brune, blonde, IPA, triple ? Laquelle de nos bières préférées mérite le plus d’être sacrifiée aux dernières bacchanales de nos visiteurs nocturnes ? Il vous reste 50.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Mise en bière pour visiteurs du soir, ou comment piéger efficacement les limaces
CARTE BLANCHE. Pour protéger leurs plants de fruits et de légumes, de nombreux jardiniers se tournent vers des méthodes naturelles, comme les pièges à bière. Dans leur Carte blanche au « Monde », Wiebke Drenckhan et Jean Farago se penchent sur les mécanismes à l’œuvre pour attirer et piéger les gastéropodes.











