Economie Politique économiqueL'édito de la semaine. Plus les polluants chimiques

envahissent notre alimentation, plus les craintes montent. Pour éviter de sombrer dans la paranoïa, il faut miser sur la recherche scientifique.Publié le 28/05/2026 à 08:30bookmarkAcétamipride, cadmium, PFAS, microplastiques… Plus ces polluants envahissent nos assiettes, plus la panique monte. PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPPAcétamipride, cadmium, PFAS, microplastiques… Plus ces polluants envahissent nos assiettes, plus la panique monte. Risques de cancers, danger de contamination : jamais les craintes n’ont été aussi fortes, notamment sur les produits phytosanitaires. On se souvient du Covid, et de ses marchands de peur, qui chaque jour, démentant les études scientifiques, mettaient en danger la vie des citoyens. Serait-on en train de rejouer le match, avec, sur le banc des accusés, les industriels, accusés de privilégier la rentabilité à la santé ? Pas si vite, car les réglementations existent et elles sont souvent très strictes, les agences sanitaires agissent efficacement et les contrôles sont fréquents. Mais il faut admettre, à l’instar de Xavier Coumoul, professeur des universités en biochimie et toxicologie à l'université Paris Cité, et auteur de Poison(s) (éditions des Atelier d’Argol) qu’"il y a des trous dans la raquette scientifique". Des trous béants, qui expliquent le niveau élevé des incertitudes actuelles. Prenez les PFAS, présents dans l’eau, l’air ou les sols. Une menace invisible contre laquelle le gouvernement a publié un plan d’action national en 2024. Mais que sait-on au juste de ces fameux polluants éternels ? "Si une exposition chronique de longue durée à certains PFAS peut être associée à des effets sur la santé, les données permettant avec certitude de prouver la probabilité d’occurrence et la gravité de ces effets selon le niveau d’exposition et le (ou les) PFAS concernés sont encore insuffisantes", reconnaît prudemment le ministère de la Santé.