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EntretienParce que leurs effets sur la santé sont souvent diffus et à retardement, les alertes sanitaires (cadmium, PFAS, microplastiques, etc.) mettent souvent longtemps à susciter une réponse publique. Dans un entretien au « Monde », les deux scientifiques s’interrogent sur les mécanismes contradictoires qui aboutissent aux reculs ou aux avancées des normes de protection.

II y a un an, la pétition contre la loi Duplomb, « visant à lever les contraintes au métier d’agriculteur » rassemblait deux millions de signatures en quelques jours, et propulsait la santé environnementale au rang des grandes préoccupations des Français.

Cadmium, PFAS (polluants éternels), pesticides, dioxines, microplastiques ou encore polluants industriels : les alertes se succèdent et trouvent un écho grandissant au sein de la population, à mesure que se confirme l’augmentation de l’incidence de maladies liées à des contaminants environnementaux – cancers précoces, troubles de la fertilité, de l’immunité, du métabolisme ou du neurocomportement, maladies neurologiques, etc.