Publié le 26/05/2026 22:49

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Extrêmement prisée des Français, la tomate cerise revêt d'importants enjeux. Entre importation, gaz à effet de serre et concurrence des prix, le JT de 20 heures vous donne trois informations pour mieux comprendre le marché de la tomate cerise.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Cette petite tomate cerise, c'est le poids lourd du secteur des fruits et légumes. 13 grammes à peine, et les Français en raffolent. Chaque foyer consomme en moyenne 4 kg par an. Cette tomate cerise, on en importe toute l'année. Grâce à une culture industrielle, elle est au cœur d'une bataille des prix. Voici 3 infos pour comprendre. Notre première info, c'est que cette tomate, elle est vendue toute l'année. Il faut dire que sa consommation a bondi de 50% entre 2019 et 2023. Résultat, face à la demande, pour en trouver assez, il faut en importer. En hiver, 90% de notre panier de tomates vient du Maroc, dont le climat est plus propice. Mais de mai à septembre, la tomate cerise française prend sa revanche. Elle représente 60% de notre panier. Notre deuxième info, c'est que la tomate cerise que l'on achète au supermarché ne pousse pas dans la terre. Elle pousse dans de grandes serres, parce qu'elle a besoin de chaleur entre 21 et 25 degrés le jour. La tomate cerise pousse dans de la laine de roche. Dans les gouttes à gouttes, il y a de l'eau et un mélange chimique d'engrais qui lui donne les nutriments dont elle a besoin. Point négatif, en France, en mars-avril, il faut chauffer les serres. Résultat, c'est sept fois plus de gaz à effet de serre qu'une tomate produite à la bonne saison. Enfin, notre petite tomate est au cœur d'une guerre des prix. Depuis son apparition dans les années 1990, son succès attise la concurrence. Une barquette de tomates cerises marocaines de 250 grammes est vendue à un prix imbattable, soit 99 centimes d'euros, grâce à des accords douaniers avantageux et une main-d'œuvre moins chère. La riposte des producteurs français : la barquette dite "souveraine", 100% made in France, 1,29 euro. Objectif : éviter les invendus qui finissent à la poubelle. Pour rappel, notre petite tomate cerise coûte jusqu'à trois à quatre fois plus cher au kilo que sa grande sœur.