Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Violences sexuelles Violences sexuelles Violences sexuelles Le parquet a requis trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique contre David G. Il s’agissait de la première audience publique depuis l’éclatement du scandale dans le périscolaire parisien. Article réservé aux abonnés C’est donc lui par qui le scandale est arrivé. David G., 36 ans, est un ancien animateur de la Ville de Paris, suspendu depuis avril 2025 après des signalements d’agressions sexuelles sur des enfants dont il avait la charge à l’heure du goûter, à l’école maternelle Alphonse-Baudin (11e arrondissement). Au tribunal judiciaire de Paris, mardi 26 mai, il comparaissait pour « agression sexuelle sur un mineur de 15 ans », au préjudice de neuf enfants âgés de 3 à 5 ans au moment des faits ; pour « harcèlement sexuel » sur deux animatrices et agression sexuelle sur l’une d’entre elles. Il s’agit du premier procès public depuis le début du scandale du périscolaire, et de l’école par laquelle tout a commencé. David G. est un grand jeune homme, dont la décontraction détonne avec la gravité des faits. Il doit se pencher en avant pour atteindre le micro, dans la petite salle d’audience où se sont serrées les parties civiles et les journalistes venus assister en nombre à ce procès très attendu. Il a d’abord fallu que le président lui rappelle de ne « pas mettre les mains dans les poches » de son jean, puis, assez vite, la procureure a relevé un « décalage » entre le contenu du dossier et les déclarations de David G., qui ne se souvient d’à peu près rien. Il jure par exemple n’avoir jamais eu la charge d’enfants de petite section, alors que la responsable éducation ville (REV) de l’école Alphonse-Baudin a assuré lors de l’enquête l’avoir déplacé chez les moyens après une première alerte. Il ne voit pas quelle situation aurait pu provoquer les témoignages d’enfants qui l’accusent de les avoir attrapés par les parties intimes. « Je n’ai presque jamais vu cet enfant », « je ne jouais pas avec elle », « je n’ai jamais été seul avec un enfant », « je n’ai jamais porté un enfant dans mes bras », égrène-t-il. Enferré dans ses contradictions Contredit dans ses affirmations par de nombreux témoignages – y compris de ses collègues qui se sont efforcés de recadrer son comportement – David G. s’enferre dans ses contradictions, lorsqu’il assure par exemple n’être « jamais entré dans les toilettes » avant d’indiquer avoir « surveillé les toilettes ». « Vous étiez dans les toilettes ou pas ? », s’agace le président. Il vous reste 62.13% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au procès de l’école Baudin, à Paris, le déni de l’animateur jugé pour agressions sexuelles sur mineurs : « Je ne me sens pas du tout concerné par les faits »
Le parquet a requis trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique contre David G. Il s’agissait de la première audience publique depuis l’éclatement du scandale dans le périscolaire parisien.











