Publié le 26/05/2026 15:59

Mis à jour le 26/05/2026 15:59

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Mardi 26 mai, le procès de David G., éducateur de 36 ans soupçonné d'agression sexuelle sur neuf enfants et de harcèlement sexuel envers deux éducatrices pendant l'année scolaire 2024-2025, s'ouvre à Paris. Il encourt jusqu'à dix ans de prison.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Un rassemblement devant le tribunal judiciaire de Paris a lieu en ce moment même. Le procès d'un éducateur en poste dans le périscolaire s'ouvre dans quelques minutes. "On est là aujourd'hui pour soutenir les petites victimes, soutenir les parents et montrer que ça vient de partout en France et que ça suffit. Il faut à un moment donné qu'il y ait un électrochoc national", estime Barka Zerouali, membre du collectif #MeTooEcole.Il y a quelques mois, le prévenu avait eu un précédent rendez-vous devant la justice. David G., 36 ans, conteste les accusations. Il est soupçonné d'agression sexuelle sur neuf enfants, mais aussi de harcèlement sexuel à l'encontre de deux éducatrices, des faits qui auraient été commis pendant l'année scolaire 2024-2025 dans une école maternelle du 11ème arrondissement de Paris. Il y a quelques mois, nous avions rencontré des parents qui avaient accepté de témoigner devant notre caméra. Leur enfant serait l'une des victimes. "Elle m'a dit : 'Oui, oui, on fait des câlins, des guilis, des bisous'. Je lui ai demandé de me montrer comment il faisait. Elle m'a prise dans ses bras avec un énorme câlin. Elle m'a mis la main sous le t-shirt. C'est à ce moment-là que j'ai compris que ce n'était pas juste des jeux innocents, c'était à caractère sexuel. Et ensuite, elle nous a révélé que cet animateur lui touchait les parties intimes et les fesses", raconte-t-elle.Pour les avocates que nous avons rencontrées ce matin, c'est un procès emblématique qui s'ouvre. "On aimerait que ce procès soit un tournant pour la protection de l'enfance. Aujourd'hui, c'est le premier procès qui, en plus, est un procès public. On n'a pas sollicité du huis clos, justement pour que la presse puisse venir y assister", indique Maître Rebecca Royer, avocate de familles. L'éducateur encourt jusqu'à dix ans de prison. Trois autres procès pour violences sexuelles dans le périscolaire sont prévus à Paris d'ici à la rentrée de septembre.