Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement MAHE ELIPE POUR « LE MONDE » International International International États-Unis États-Unis États-Unis Par Anne Vigna Publié aujourd’hui à 05h30, modifié à 15h04 Article réservé aux abonnés ReportageEn réponse au durcissement de la législation anti-avortement dans cet Etat conservateur, une ONG leur propose des vols gratuits vers des Etats voisins. Elle accompagne également les candidats à des transitions de genre. Prendre l’avion pour pouvoir avorter est devenu une réalité aux Etats-Unis, alors que 25 millions d’Américaines âgées de 15 à 44 ans vivent dans des Etats où l’interruption volontaire de grossesse est interdite. Depuis que la Cour suprême des Etats-Unis a annulé, en 2022, la protection fédérale du droit à l’avortement en invalidant l’arrêt Roe vs Wade qui datait de 1973, une femme sur trois en âge de procréer doit sortir de son Etat de résidence pour réaliser une IVG en clinique. Face à ces restrictions, qui touchent près d’un quart du pays, le pilote Mike Bonanza a fondé en 2022 l’ONG Elevated Access (« accès aérien aux soins »), pour que les femmes contraintes de se déplacer puissent le faire en avion. Le territoire des Etats-Unis étant immense, « un avortement peut impliquer de conduire quatorze heures d’affilée, de faire garder les enfants, de payer l’hôtel », explique le directeur de l’association. En quatre ans, l’ONG a permis à 3 700 personnes de prendre l’avion pour des avortements ou pour la poursuite d’un traitement de transition de genre, désormais interdit aux mineurs dans plusieurs Etats. Une soixantaine d’organisations défendant le droit à l’IVG font régulièrement appel à leurs services. « Quand l’avortement était encore légal sur tout le territoire des Etats-Unis, je croyais qu’il était accessible. Mais il existait déjà une géographie inégalitaire, en particulier dans le Sud et la région du Midwest, où le manque de cliniques obligeait les femmes à voyager », ajoute cet informaticien, qui a été volontaire dans une ONG d’aide à l’accès à l’IVG. Il vous reste 79.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.