Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International États-Unis États-Unis États-Unis Dans un Etat comme le Texas, ceux qui participent de près ou de loin à leur distribution peuvent être poursuivis par des citoyens. Article réservé aux abonnés Aux Etats-Unis, où la Cour suprême a annulé en 2022 l’arrêt Roe v. Wade de 1973 qui protégeait l’accès à l’avortement au niveau fédéral, le combat des anti-IVG porte aussi sur les pilules abortives. La méthode médicamenteuse y est privilégiée dans les deux tiers des IVG. Elle est moins chère et encadrée par des organisations qui offrent un service de télémédecine pour la prescription et la fourniture de pilules. Ces IVG sont au centre de la guerre menée par les anti-avortement depuis qu’ils ont gagné une bataille au niveau national : le 1er mai, une cour d’appel fédérale a suspendu l’acheminement par la poste des médicaments abortifs. Les laboratoires Danco et GenBioPro, fabricants de la mifépristone, ont alors porté le cas devant la Cour suprême. Le 14 mai, la plus haute juridiction du pays a maintenu provisoirement la distribution par voie postale et a repoussé sa décision définitive. Cela n’empêche pas les initiatives au niveau des Etats. Le Texas a adopté en septembre 2025 une loi qui autorise « des citoyens à poursuivre en justice toute personne ou organisation impliquée dans la fabrication, l’envoi, le transport ou la fourniture de pilules abortives ». L’amende minimale se chiffre à 100 000 dollars (86 000 euros). Il vous reste 41.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.