Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Kenya Kenya Kenya Alors que la Constitution fait de l’interruption volontaire de grossesse un droit fondamental, certes très encadré, le code pénal l’interdit toujours. Article réservé aux abonnés La bataille judiciaire est loin d’être terminée mais le coup est rude pour les défenseurs du droit à l’avortement au Kenya, pays où des milliers de femmes meurent chaque année à cause d’interruptions volontaires de grossesse réalisées sans supervision médicale. Le 24 avril, une cour d’appel de Malindi (Sud) a rendu une décision qui va à l’encontre d’un jugement rendu en première instance en 2022 et qui revient à affirmer que l’avortement n’est pas un droit fondamental garanti par la Constitution. L’affaire jugée en appel remonte au 19 septembre 2019. PAK, un pseudonyme retenu dans les documents pour désigner une adolescente de 16 ans, se rend en urgence dans une clinique de Kilifi, sur la côte est du Kenya, se plaignant de douleurs abdominales, de vertiges et de saignements. Salim Mohammed, le médecin qui la reçoit, diagnostique alors une fausse couche et la traite en conséquence. C’est la version défendue par les deux concernés. Deux jours plus tard, des policiers font irruption dans la clinique et saisissent les dossiers médicaux de PAK. Salim Mohammed est arrêté, tout comme l’adolescente, interpellée sur son lit d’hôpital. Les deux ont été inculpés – PAK accusée d’avoir pris des médicaments dans le but d’avorter, le praticien de les lui avoir fournis. Il vous reste 68.72% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Kenya, l’affaire de la jeune PAK expose le flou juridique entourant l’avortement
Alors que la Constitution fait de l’interruption volontaire de grossesse un droit fondamental, certes très encadré, le code pénal l’interdit toujours.












