Aller au contenu principalNouveauCe sont les dernières brodeuses au fil d’or du pays. À Cervières, dans le Haut-Forez (Loire), un atelier-musée leur est désormais consacré grâce à un investissement de 4 millions d’euros. Et si ce savoir-faire patrimonial, qui a contribué au prestige des uniformes militaires français, trouvait une seconde vie ?Cervières (Loire), le 20 mai. À L'Orée, le nouvel atelier-musée consacré au travail des grenadières, le grand public apprend à broder le fil d'or. Un savoir-faire unique qui nécessite patience et précision. LP/Cyril MichaudElles ont de l’or dans les mains et ça ne se sait pas assez. Durant un siècle, dans le canton de Noirétable, les grenadières du Haut-Forez (Loire) ont brodé le fil d’or sur les uniformes militaires, habits des gendarmes, tricornes des préfets, costumes d’académiciens et robes haute couture. Puis leur métier a quasiment disparu avec la mondialisation économique. Et si elles existent encore, c’est grâce à l’Association des grenadières, fondée en 2012, qui a su sauvegarder leur savoir-faire, à l’échelle locale.Aujourd’hui, cet artisanat d’art est mis en valeur dans un atelier-musée, L’Orée, qui vient d’ouvrir ses portes dans le charmant village de Cervières (105 habitants). L’endroit est situé à quelques kilomètres de la vallée de la Vêtre, où les premières grenadières — dont le nom provient du symbole militaire de la grenade, associé à plusieurs corps d’armée de terre — ont commencé à broder le fil d’or à la fin du XIXe siècle.Loire