Une semaine après la mort tragique d’Elidja dans une fusillade liée au narcotrafic dans le quartier de Port-Boyer, à Nantes, les pouvoirs publics ont annoncé leur intention de sécuriser le secteur, notamment en déployant prochainement douze caméras de vidéoprotection.Au micro de la matinale d’Ici Loire Océan, jeudi 21 mai, l’adjoint à la sécurité de la ville de Nantes, Denis Talledec, a annoncé que six premiers appareils de vidéoprotection seraient déployés « dès le mois prochain » à Port-Boyer. « Il faut réassurer les habitants, les accompagner et ne pas déserter l’espace public, on va se le réapproprier », a-t-il ajouté. Six caméras supplémentaires devraient également être « priorisées » pour le quartier de Port-Boyer, « dans les prochains mois, après l’été ».Ces dispositifs devaient déjà être installés dans le cadre du plan de déploiement 2026/2027, mais l’opération a cependant été « accélérée ». Nantes dispose actuellement d’un parc de 420 caméras de vidéosurveillance, davantage qu’à Rennes ou à Bordeaux. Inauguré en 2018, ce réseau public est piloté par un Centre de supervision urbain (CSU), placé sous l’autorité de Nantes Métropole.Des renforts policiers et un programme social déployéPar ailleurs, « le ministre (Laurent Nuñez ; ndlr) s’est engagé avec la présence de CRS au quotidien dans le quartier et ce depuis ce drame », a précisé Denis Talledec. « Ils resteront le temps qu’il faudra, je cite le ministre », a-t-il ajouté. Des renforts BRI devraient également être déployés et une antenne Ofast (Office anti-stupéfiants), locale créée.À voir aussiDenis Talledec a aussi annoncé que le programme social « Limits » (pour « Limiter l’implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants »), déjà mis en place dans le quartier sensible du Breil, sera également décliné prochainement à Port Boyer.