Publié le 27/05/2026 15:50
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Dans la soirée du mardi 26 mai, un jeune homme de 20 ans a été abattu à Nantes. Il s'agit du troisième homicide en un mois sur fond de narcotrafic dans le chef-lieu de Loire-Atlantique.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Les policiers ont bouclé le quartier. La dépouille du jeune homme est à l'abri des regards, sous l'attente des secours. Mardi 26 mai, dans la soirée, la famille et les proches de Tyrone, tué à l'âge de 20 ans, se sont pressés autour du lieu du drame. Un habitant du quartier a tout entendu. Il s'est précipité pour tenter de porter secours à la victime. C'est lui qui a appelé les pompiers. "Quand je l'ai vu, on a essayé de le réanimer. Il y avait deux dames avec moi. On a fait des massages cardiaques. On a appelé la police, les pompiers. En plus, je le connaissais. Il y avait des enfants qui jouaient. Il peut y avoir des balles perdues", déplore-t-il.À 22 heures, deux hommes, visages masqués, arrivent à deux roues, prennent en chasse la victime et l'abattent de plusieurs coups de feu. Selon le procureur de Nantes (Loire-Atlantique), il n'y a cette fois encore aucun doute sur le fait que ces événements s'inscrivent dans le cadre de règlement de compte lié au narcotrafic et aux guerres de territoire. Des habitants nous décrivent un quartier sous tension. Pour cette habitante, qui a entendu les détonations, la peur est omniprésente : "Là, oui, je ne me sens clairement pas en sécurité. Moi, directement, je ne me sens pas menacée, mais une balle perdue, ça peut arriver. On n'est pas chez soi pour ne pas pouvoir sortir ou quoi que ce soit". "C'est l'angoisse, parce que là, ça a pris des proportions gigantesques. C'est flippant", confie une autre femme.C'est le troisième homicide en un mois sur fond de narcotrafic à Nantes. Le 14 mai dernier, un adolescent de 15 ans était tué par une rafale d'armes automatiques au pied d'un immeuble, qui a fait deux autres blessés. Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, s'était rendu sur place. Mercredi matin, la maire de Nantes a réagi dans un communiqué réclamant une réponse de l'État à la hauteur de l'enjeu.













