Publié le 05/06/2026 15:50

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À Nantes, une nouvelle fusillade mortelle vient rallonger une série noire liée au narcotrafic dans le nord-est de la ville. Entre inquiétude des habitants, montée des violences et moyens policiers jugés insuffisants, le quartier vit sous tension après quatre homicides en un peu plus d’un mois.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Les rubalises des enquêteurs et les patrouilles de police rappellent le drame qui s'est déroulé le 4 juin. Un jeune homme de 18 ans, poursuivi par deux hommes à moto, abattu une première fois puis achevé froidement à l'arme de guerre. Un voisin a vu les assaillants faire irruption dans le quartier, il témoigne : "ils étaient cagoulés derrière, ils avaient des armes. ça m'a vraiment impressionné"C'est le quatrième homicide dans des circonstances similaires en un peu plus d'un mois dans le nord-est de Nantes. Un mort le 28 avril, puis le 14 mai, une rafale tue un adolescent de 15 ans et un jeune homme de 20 ans le 26 mai, à peine à 3 km du drame du 4 juin. Une série noire liée au narcotrafic qui laisse les habitants terrifiés. "Ça fait 50 ans que j'habite en France et hier je me suis posé la question de rentrer définitivement chez moi. Parce qu'on peut se prendre une balle n'importe quand. Et puis moi j'habite au rez-de-chaussée. J'ai toujours peur. Je vais toujours loin de la fenêtre" confie un voisin, un autre ajoute : "De devoir déménager comme tout le monde est en train d'avoir un peu le réflexe par panique, ce serait un peu lâcher du terrain au narcotrafic et leur laisser la place et nous partir. Et ça me dérange un peu l'idée."Cette semaine, les policiers ont annoncé avoir procédé à une interpellation et saisi un pistolet mitrailleur de 9 millimètres, le même calibre que les balles retrouvées après les derniers règlements de compte. Des résultats qui ne cachent pas un manque de moyens, selon Thierry Audouin, Alternative police CFDT Loire-Atlantique, qui explique : "Il n'empêche que les résultats sont faits avec des effectifs qui s'amoindrissent avec les années. À peu près 110 policiers de perdus en Loire-Atlantique en moins de deux ans. Par contre, on ne va pas pouvoir continuer comme ça."Le procureur de Nantes l'a confirmé. La victime était défavorablement connue des services de police et de la justice.