Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Cinéma Cinéma Cinéma Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 A 60 ans, la Bulgare, qui a exercé de nombreux métiers, débute au cinéma, devant la caméra de Valeska Grisebach avec le film « L’Aventure rêvée ». Article réservé aux abonnés Ses amis lui ont demandé, avec sollicitude, si elle avait peur de monter les marches. Yana Radeva leur a répondu par une citation qu’elle attribue à son héros de jeunesse, Conan le Barbare : « Demain, j’aurai une lutte importante à mener, mais, ce soir, je m’en fous, je vais boire et manger. » La Bulgare a du flegme à revendre : après tout, elle est, à 60 ans, une habituée de Cannes. Pas de son festival, qu’elle découvre avec L’Aventure rêvée, de l’Allemande Valeska Grisebach (en compétition), où elle effectue ses débuts d’actrice. Mais de son casino, qu’il lui est arrivé de fréquenter dans le cadre de « missions », jadis. Combien de jetons, au juste, a-t-elle insérés dans la machine de l’existence ? Un paquet. Championne régionale d’aviron, géologue, croupière, directrice de casino, représentante de produits biocosmétiques à base de rose ou de lavande, et donc, aujourd’hui, comédienne : les métiers se suivent et ne se ressemblent guère. « Ma vie, c’est un peu comme la renaissance dans le bouddhisme, je fais quelque chose, j’efface tout et je recommence », résume-t-elle avec esprit. Il vous reste 78.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.