Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Dans le film d’ouverture de la section ACID, Lola Cambourieu et Yann Berlier ont fait tourner leurs proches pour décrire l’impossibilité pour l’héroïne de se sortir des griffes de son compagnon manipulateur. Article réservé aux abonnés ACID On crève d’envie d’entrer dans la scène et d’arracher cette femme des bras de son compagnon. Lequel lui fait un câlin, dans le transat, à côté de l’eau stagnante de la piscine, où la lune n’a aucune chance de miroiter. On est presque au bout de la nuit, sans doute à la moitié du film, et l’on ne compte plus tout ce que Kiki (Noëmie Édé-Decugis) a enduré depuis le lever du jour. Remarques désagréables, insultes, ordres et contre-ordres, manifestations de jalousie… Un mot, enfin lâché, « pardon » ou « je t’aime », peut-il effacer des heures de maltraitance ? Mais rien n’est simple. D’ailleurs, Kiki n’a-t-elle pas le cerveau retourné à force d’être manipulée par Alex (Hugo Carton) ? Mauvaise étoile, premier long-métrage des trentenaires Lola Cambourieu et Yann Berlier, en couple dans la vie, a ouvert, mercredi 13 mai, la section défricheuse et non compétitive de l’Acid (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion). A travers le personnage de Kiki, cette œuvre viscérale capte la souffrance de ces (nombreuses) femmes qui n’arrivent pas quitter leur conjoint, alors que tous les indicateurs sont au rouge. On ne verra donc pas l’héroïne pousser la porte du commissariat en 48 heures chrono – à rebours de tant de films actuels, qui s’inscrivent dans une dynamique émancipatrice, au risque parfois d’un parcours fléché. Il vous reste 72.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.