Adèle (Suzanne Lindon) dans « La Venue de l’avenir », de Cédric Klapisch. CE QUI ME MEUT

SÉLECTION OFFICIELLE – HORS COMPÉTITION

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

On se demande bien pourquoi le nouveau long-métrage de Cédric Klapisch est doté d’un titre si abstrait, et si peu glamour, La Venue de l’avenir. Présenté à Cannes, hors compétition, ce film est tout l’inverse, posant un regard distancié sur les choses, sans se prendre au sérieux (en enfonçant parfois des portes ouvertes), assumant sa fantaisie et sa légèreté, grâce à une brochette d’acteurs inspirés. Cette fresque met en regard deux temporalités : d’un côté, la fin du XIXe siècle, avec l’avènement de la photographie et l’essor de l’impressionnisme ; de l’autre, l’époque contemporaine dans toute sa schizophrénie.

L’imposant scénario, écrit avec Santiago Amigorena, est digne d’un coffre à jouets (puisqu’il est question d’une maison remplie de souvenirs), renfermant à peu près tous les ingrédients du cinéma klapischien : interrogations sociétales, féministes, émancipatrices, le tout enrubanné de quelques histoires d’amour.