L’Orchestre Métropolitain retrouve cette semaine la cheffe américaine d’origine colombienne Lina González-Granados qui avait fait très forte impression en 2022. Quant à la pianiste Michelle Cann, elle avait donné un formidable récital en avril 2024 à la salle Bourgie sur le thème des compositrices afro-américaines actives à Chicago dans la première moitié du XXe siècle. Le résultat, cette fois-ci, est pourtant un peu en deçà des fortes attentes.Il est fort judicieux de réinviter des artistes ayant fait leurs preuves de manière aussi probante, mais quand, en plus, elles nous reviennent avec un programme aussi cohérent et intéressant on est attiré par l’affiche. Celle-ci réunit une Ouverture de la Croate Dora Pejačević, l’une des plus intéressantes compositrices révélées ces derniers temps et une partie nordique avec la 1re Suite de Peer Gynt et le Concerto du Norvégien Grieg associés à l’une des plus grandes symphonies méconnues du répertoire, la Deuxième du Danois Carl Nielsen.À la base donc, pour tout mélomane intéressé par la musique symphonique, ce concert est un incontournable, car les occasions d’entendre la 2e Symphonie de Nielsen sont si rares qu’on ne saurait les manquer. On soulignera que cette œuvre comporte, avec l’Andante mélancolique, l’un des plus beaux mouvements lents de tout le répertoire romantique.