Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Musiques Musiques Musiques Remarquable au service de Bach et de Mendelssohn, la formation dirigée par Gabor Takacs-Nagy s’est égarée dans la musique de Lakshminarayana Subramaniam. Article réservé aux abonnés « Les Folies musicales » proposent une série de concerts éclectiques au Théâtre du Châtelet, à Paris, jusqu’au lundi 11 mai. « C’est un festival de musique classique – pas classique », clame l’édito publié dans le programme de salle, commun aux neuf rendez-vous. Celui donné par l’Orchestre de chambre de Paris, mercredi 6 mai, en ouverture de la deuxième édition des « Folies » a prouvé de multiples manières que la revendication n’était pas sans fondement. Entendre un musicien (le pianiste Simon Zaoui) répéter sur scène sa partie pendant l’arrivée des spectateurs dans la salle et le voir quitter le plateau (comme la timbalière Nathalie Gantiez, qui tambourinait dans son coin) quelques minutes seulement avant le début du concert, n’est assurément « pas classique ». Associer un violoniste indien, Lakshminarayana Subramaniam (78 ans, grand nom de la musique « carnatique » – musique classique indienne) à une formation standard de la musique occidentale, ne l’est pas davantage. Quant à l’accueil – cris, sifflets, acclamations tonitruantes – qui lui est réservé par des « fans » en nombre, il donne l’impression de se trouver dans un stade… D’autres manifestations du public (les applaudissements entre les mouvements d’une œuvre classique, contraires à l’usage) viendront confirmer que « pas classique » est bien le mot d’ordre de la soirée. Il vous reste 71.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.