Le ministre chargé des comptes publics, David Amiel, à l’Elysée, à Paris, le 20 mai 2026. LUDOVIC MARIN / AFP
Le ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, a confirmé, vendredi 22 mai, que les allégements de cotisations sociales des entreprises sur les bas salaires seraient gelés, malgré la hausse du smic au 1er juin.
« Au 1er juin prochain, le gouvernement a décidé que l’enveloppe budgétaire [consacrée] aux allégements généraux n’augmentera[it] pas. Elle ne baissera pas » non plus, a déclaré sur TF1 David Amiel, par rapport aux quelque 74 milliards d’euros qui figurent dans le budget de cette année. « Nous avons, depuis le début de cette crise, décidé d’engager (…) des aides ciblées et des aides financées », a rappelé le ministre.
Il a estimé qu’une augmentation générale des allégements liée à la hausse du Smic, elle-même provoquée par la hausse de l’inflation consécutive à la guerre au Moyen-Orient, « s’élèverait à plus de 2 milliards d’euros », et ne serait pas « ciblée ». Elle bénéficierait « à la fois à des entreprises qui vont mal et des entreprises qui vont bien, des entreprises qui sont en première ligne face à la crise (…) et d’autres qui le sont beaucoup moins, des entreprises qui augmentent les salaires et d’autres qui ne le font pas », a-t-il expliqué.













