Publié le 19/05/2026 15:48
Mis à jour le 19/05/2026 16:08
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"Il ne faut pas mentir aux Françaises et aux Français, les guerres hybrides ou les guerres directes vont se multiplier", a également affirmé Sébastien Lecornu lors de la séance de questions au gouvernement.
"Nous avons une crise d'une inflation importée sur l'énergie." Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, s'est exprimé sur la guerre au Moyen-Orient, mardi 19 mai, à l'Assemblée nationale, lors de la séance de questions au gouvernement. "Tous les scénarios sont sur la table sur le terrain géopolitique", a-t-il déclaré, en réponse à une question du chef de file des députés Horizons, Laurent Marcangeli, en demandant aux Françaises et aux Français de se "préparer" à une éventuelle "reprise des combats"."Il ne faut pas mentir aux Françaises et aux Français, les guerres hybrides ou les guerres directes vont se multiplier", avait affirmé un peu avant Sébastien Lecornu. Le Premier ministre a également abordé l'aspect économique des conséquences de cette guerre."Les opérations armées sur l'ensemble de la zone, inévitablement, créent des dépenses, des impacts sur les finances publiques qui n'étaient évidemment pas prévus lorsque nous avons voté le budget."Sébastien Lecornu, Premier ministreà l'Assemblée nationale"C'est une guerre. (...) Les six milliards d'euros que nous avons documentés devront être remis à jour, évidemment, dans les temps qui viendront", a-t-il annoncé, promettant d'y revenir "en transparence". Sébastien Lecornu doit tenir jeudi une conférence de presse sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.Le 21 avril, le gouvernement avait annoncé que six milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppées pour compenser le coût de ce conflit, à l'issue d'une réunion sur les finances publiques à Bercy. Sébastien Lecornu avait alors demandé à son gouvernement de mettre en œuvre pour quatre milliards d'euros de "mesures supplémentaires de freinage de la dépense", au sein des budgets ministériels, dans un courrier adressé à ses ministres.













