Les médailles d’un vétéran, lors de la cérémonie de commémoration du 81ᵉ anniversaire de la victoire du 8 mai 1945, le 8 mai 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
Deux ans et demi après son adoption, les députés se prononcent à nouveau, mardi 19 mai, sur la loi de programmation militaire 2024-2030 et devraient approuver 36 milliards d’euros supplémentaires dans un contexte marqué par les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.
Malgré l’opposition de LFI et des Ecologistes, le projet de loi qui fixe d’ici à 2030 les grandes orientations et les moyens des armées françaises doit porter à 436 milliards d’euros les dépenses militaires prévues d’ici à la fin de la décennie.
Une trajectoire qui doit toutefois être validée chaque année lors du débat sur le budget de l’Etat, mais qui sera percutée par la prochaine élection présidentielle. Lors des débats, la ministre des armées, Catherine Vautrin, a défendu « la nécessité d’accélérer, de densifier notre effort de réarmement », invoquant « les retours d’expérience d’Ukraine comme du Proche et Moyen-Orient, mais aussi de la crise [due au] Covid ».
Dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, les députés ont très peu amendé le projet de loi voté par la commission de la défense à la fin d’avril, laissant peu de doute quant à son adoption mardi. Les socialistes avaient alors voté pour et le Rassemblement national s’était abstenu.












