Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Conditions de travail Conditions de travail Conditions de travail Dans son enquête intitulée « Qui sont les salariés au forfait en jours et comment leur travail s’organise-t-il ? », le ministère du travail se penche sur ce régime qui ne cesse de s’étendre et de nourrir le contentieux aux prud’hommes. Article réservé aux abonnés Depuis sa création en 2000, le forfait jours connaît un succès croissant, jusqu’à concerner 2,4 millions de personnes en 2024, soit 15,1 % des salariés à temps complet du secteur privé, constate la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du travail (Dares). Dans une étude publiée le 12 mai, la Dares se penche sur ce système qui assouplit les contraintes des 35 heures en décomptant le temps de travail en nombre de jours par an plutôt qu’en heures hebdomadaires. Donnant lieu à une convention individuelle avec chaque salarié concerné dans le cadre d’un accord d’entreprise ou d’une convention collective, le forfait jours apporte en principe de la flexibilité aux deux parties : les employeurs peuvent plus facilement mobiliser ces collaborateurs sans payer d’heures supplémentaires. Les cadres forfaitisés y gagnent une plus grande autonomie et une meilleure rémunération. Mais à y regarder de plus près, les conditions d’application de ce régime ne sont pas toujours réunies. Dans l’enquête Dares, 21,1 % des salariés « forfaitisés » déclarent ainsi ne pas pouvoir choisir leurs horaires de travail et devoir se conformer aux horaires définis par l’employeur ; 73,1 % affirment suivre les mêmes horaires d’une semaine à l’autre. « Plus de 20 % pourraient donc faire annuler en justice leur forfait », en déduit Anne-Lise Castell-Barnel, juriste en droit social du cabinet Qiiro qui propose des services juridiques aux comités sociaux et économiques (CSE). « Sommes perçues à six chiffres » Quand ils sont licenciés, il est de plus en plus fréquent que les salariés concernés demandent l’annulation du licenciement, en apportant au tribunal des éléments de preuve attestant d’une activité professionnelle en dehors des heures officiellement ouvrées : courriels, fichiers horodatés, captures d’écran… Sur cette base, ils sont fondés à réclamer le paiement des heures supplémentaires sur trois ans. « Les sommes perçues peuvent atteindre six chiffres », précise Anne-Lise Castell-Barnel. Il vous reste 53.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le forfait jours continue sa diffusion parmi les salariés, et concerne désormais plus d’un cadre sur deux
Dans son enquête intitulée « Qui sont les salariés au forfait en jours et comment leur travail s’organise-t-il ? », le ministère du travail se penche sur ce régime qui ne cesse de s’étendre et de nourrir le contentieux aux prud’hommes.













